Lapsus révélateur…

Dans la famille des dérapages, voici Nadine Morano et son discours révélant une conception particulière de ce qu’est un musulman.

Le caveau oublié des poilus musulmans de 14-18

A l’heure de grandes questions sur la signification d’être français, si on commençait déjà par comprendre et faire comprendre aux gens le rôle joué par tous dans la construction de la France d’aujourd’hui ?

Cet article plus bas, est tiré de libelyon.fr.

 

Le caveau oublié des poilus musulmans de 14-18

IDENTITES - La sonnerie aux morts résonnait, particulièrement émouvante mercredi, dans ce petit cimetière de la Mulatière. Près des drapeaux tricolores se tenaient deux imams et le recteur de la mosquée de Lyon. Soutenu par la mairie, un hommage à des soldats musulmans longtemps oubliés, qu’un historien amateur a retrouvés. C’était l’été 2006. Frédéric Couffin travaillait alors sur les soldats français de 14-18. Le fossoyeur de la Mulatière, qui le voyait souvent rôder près du monument aux morts, lui a dit un jour : « Au fond du cimetière, il y a un caveau bizarre que personne ne connaît, ça devrait vous intéresser ». L’histoire a commencé ainsi…

L’historien est allé au fond du cimetière et il y a découvert un curieux monument, d’inspiration orientale. Envahie d’herbes folles, la stèle portait une niche ogivale, sous un très marocain petit toit de tuiles vertes. Sur une plaque de marbre était écrit : « Aux morts musulmans pour la France – 1914-1918″. Aucun nom, aucune date. L’historien a pensé à un mausolée, personne ne savait lui dire de quoi il s’agissait. Intrigué, il a commencé à fouiller les archives. Et découvert en quelques mois que 201 soldats étaient enterrés là. Oubliés. Frédéric Couffin a retrouvé une à une les identités, retracé le parcours de la plupart de ces hommes,  avant d’écrire l’histoire très instructive du caveau de la Mulatière. Une histoire, glisse Kamel Kabtane, qui rappelle qu’une nation comme la France est composée de multiples identités.

Pendant la Grande guerre, cette boucherie, Lyon et sa banlieue, situés très en arrière du front, accueillaient plus de 70 unités hospitalières, pour une part improvisées, dans le lycée d’Oullins par exemple. De nombreux soldats gazés sont venus s’y faire soigner, et parmi eux des musulmans, troupes de l’Empire appelées à la rescousse pour remplacer les hommes tombés au front. D’autres, ouvriers, sont venus travailler dans les usines d’armement qui se trouvaient au Sud de Lyon, notamment dans le quartier de l’Artillerie de Saint-Fons, et certains y sont morts sous des bombardements.A partir de 1916, l’armée demande aux mairies du coin de bien vouloir réserver des carrés musulmans dans leurs cimetières, pour inhumer leurs soldats qui meurent dans les hôpitaux. La Mulatière en accueille 72 la première année et le gardien, fin septembre, demande une augmentation de salaire pour creuser les fosses des musulmans. La mairie refuse, et s’assure que ces hommes sont bien enterrés selon leur rite, allongés sur le flanc droit, la tête tournée vers la Mecque.

Dès l’été 1916, les tombes alors individuelles de ces soldats morts loin de chez eux sont fleuries par les habitants de la Mulatière comme celles des enfants du pays morts pour la France. Les écoliers et les anciens combattants de 1870 s’en chargent, effeuillant le 1er novembre des fleurs sur leurs stèles. Le 16 novembre 1918, cinq jours après l’armistice, l’armée demande un dernier carré pour 50 hommes. Au total, 202 auront été enterrés là en trois ans.

Pendant les premières années après guerre, les habitants continuent de soigner leurs morts musulmans. Ils ne sont bientôt plus que 201 car une famille tunisienne, recherchant son fils, l’a trouvé là, et a obtenu le rapatriement de ses restes. Le ministère des Pensions alloue 4 francs par tombe pour l’entretien, mais il n’accepte de prendre en charge les concessions perpétuelles que pour les soldats, et les ouvriers pris sous les bombardements de l’ennemi dans les usines de munitions. Ceux-là sont « morts pour la France ». Ils sont 113. Pour les 88 autres, rien n’est prévu. Le maire décide alors de faire construire un caveau commun, avec un monument. Mais le ministère n’est pas chaud. Les carrés lui suffisent. Paul Nas prend alors contact avec le premier recteur de la Mosquée de Paris, également président de la Société des Habous des lieux saints de l’Islam, sorte de CFCM avant l’heure…

Un architecte de la région lyonnaise imagine le monument, amendé par l’un des trois architectes de la Mosquée de Paris, construite en grande partie avec des fonds français pour remercier les musulmans de leur dévouement dans la guerre. La Mosquée de Paris fait parvenir les tuiles vertes, 120 vernissées et 80 non vernissées. Et le caveau est terminé en décembre 1936. Les hommes sont alors exhumés. Le maire aurait voulu réunir tous ces musulmans morts, directement ou non, des violences de cette guerre. Mais le ministère ne plie pas : seuls ceux qui sont officiellement morts pour la France peuvent reposer là. La municipalité installe les autres à côté, dans une fosse commune.

Le caveau est inauguré le 9 mai 1937, en présence du recteur de la grande Mosquée de Paris. Le Progrès du lendemain rend compte du discours prononcé par le maire. Il y explique son attachement à ces hommes. Avant guerre, il a beaucoup voyagé chez eux. Puis du côté de Verdun, il a partagé leurs tranchées, leurs souffrances. Les a vus découvrir le froid. Maire depuis 1912, Paul Nas veut s’attacher à entretenir ce tombeau. Il le fera jusqu’à sa démission, malade, en 1939. La boucherie suivante commence. Paul Nas meurt peu après.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, tout le monde oubliera le tombeau. Seules les herbes folles viendront encore le visiter. Jusqu’à ce que le fossoyeur glisse à Frédéric Couffin, à l’été 2006…

Olivier Bertrand

Identité nationale et Salah HAMOURI

Souvenez-vous de l’affaire de l’Arche de Zoé dont certains membres français avaient été inculpés et détenus au Tchad, fin 2007, dans une affaire douteuse de détournement présumé d’enfants. Nicolas Sarkozy martelait alors à leur sujet : « J’irai également chercher ceux qui restent, quoi qu’ils aient fait », car pour lui, « Le rôle du chef de l’Etat est de prendre en charge tous les Français ».

Qu’attend-t-il donc pour « aller chercher » ce français, Salah HAMOURI, détenu depuis 4 ans en Israël pour avoir osé critiqué un gouvernement pour sa politique raciste et coloniale ?

L’identité nationale française…

Et la reconnaissance des citoyens français quelque soit la consonance de leur nom ou la couleur de leur peau ?

La firme israélienne Soda Club aux prises avec la justice allemande

Source : CAPJPO le 15/10/2009

Le fabricant israélien d’appareils à mettre du gaz dans l’eau plate Soda Club, installé dans la colonie de Maale Adumim en territoire palestinien occupé, est appelé à rendre des comptes devant un tribunal de Hambourg.

Cette firme a connu un regain de notoriété en France la semaine dernière, à la suite du scandaleux projet de la Mairie du 18ème arrondissement d’organiser une « démonstration – dégustation » de l’eau gazeuse produite par Soda-Club. Opération annulée, grâce à la multiplication des protestations, et à l’annonce d’un rassemblement en cas de maintien de cette festivité illégale.

Illégale, tout simplement parce que Soda Club participe, au plan industriel, à la colonisation de la Palestine. Si le gouvernement et la justice française ont jusqu’à présent fermé les yeux sur ces violations du droit international, un tribunal allemand, le premier apparemment au sein de l’Union européenne, a ouvert le dossier.

A lire, ci-dessous, une enquête de l’hebdomadaire Der Spiegel (dont un certain « JPP » a assuré, sur le net, une traduction fidèle).

Ralf Beste et Christoph Shult – Der Spiegel

Titre : Plus qu’un désaccord douanier

La colonie israélienne Ma’ale Adumim s’est installée comme une forteresse au sommet d’un plateau de roche rouge. Dans la Bible, on appelait la route qui mène à ce plateau, « la route rouge escarpée ». Colonie israélienne la plus importante dans les zones de Cisjordanie administrées par les Palestiniens, Ma’ale Adumim est occupée par 40 000 personnes. Des bulldozers sont en train de préparer des parcelles de terrains pour de nouvelles constructions à sa périphérie. Sa population grossit chaque semaine et ces dernières années, elle s’est développée plus rapidement que dans tout autre colonie. En limite de la zone industrielle de la colonie, il y a une usine exploitée par une entreprise appelée Soda-Club. Sa porte métallique a été peinte en bleu et vert pour l’assortir au logo de l’entreprise, d’un style moderne. Une caméra enregistre les mouvements de quiconque s’approche de la porte. L’usine fabrique des appareils pour la gazéification de l’eau plate, comme ceux utilisés dans les cuisines en Allemagne. Et pour ceux qui préfèrent un goût plus sucré, Ma’ale Adumim fournit aussi le sirop. Les journalistes qui demandent à visiter Soda-Club ne sont pas les bienvenus. Le directeur du marketing, Asaf Snear, prétend au téléphone que c’est pour se protéger de l’espionnage industriel. Mais il existe une autre raison à ce rejet de l’attention des médias : les produits de Soda-Club sont au cœur d’un désaccord juridique avec l’Allemagne qui pourrait bien de façon significative pimenter un débat déjà animé sur la politique coloniale d’Israël. Le tribunal des Finances de Hambourg doit maintenant décider si les appareils de Soda-Club fabriqués à Ma’ale Adumim peuvent être importés, libres de taxes, en Union européenne, comme tous les autres produits industriels israéliens. Selon Bruxelles, les produits de l’entreprise ne doivent pas entrer dans cette catégorie car fabriqués dans les colonies israéliennes, situées dans les territoires occupés.

La vraie question est donc : Ma’ale Adumim fait-elle partie d’Israël ? L’UE n’a pas officiellement reconnu les prétentions d’Israël sur Ma’ale Adumim comme sur les autres colonies. Mais en pratique, elle fait peu de chose pour s’opposer aux activités coloniales israéliennes.

Mais cela pourrait maintenant changer. Le tribunal de Hambourg a pris contact avec la Cour européenne de Justice pour obtenir une « décision préliminaire » qui réglerait la question d’une manière contraignante pour les 27 Etats membres de l’Union européenne. On s’attend à ce que la décision soit rendue dans les prochains mois. Si la Cour décide que des droits de douane peuvent être prélevés, cela équivaudra à une décision contre la politique coloniale d’Israël. La question délicate qui est posée : l’Allemagne et l’UE doivent-elles accepter la façon dont Israël traite les territoires occupés, ou doivent-elles utiliser leur arme la plus décisive : les sanctions économiques. Un dossier « fortement explosif »

Formellement, les juges sont appelés à rendre une décision sur une somme de 19 155,46 €. Brita GmbH, une société allemande, a importé des appareils à gazéifier l’eau et du sirop qui viennent de Ma’ale Adumim. La société a également classé ces marchandises comme des produits « fabriqués en Israël » et prétendu qu’ils devaient dès lors être exonérés de droits de douane.

Mais le bureau principal des douanes sur le port de Hambourg n’a pas voulu poursuivre cette politique. Les agents douaniers allemands ont contacté leurs homologues israéliens pour savoir où exactement avaient été fabriqués ces produits. Quand la réponse est arrivée, elle disait qu’ils avaient été fabriqués dans une zone « sous administration des douanes israéliennes ». Quand les agents de Hambourg ont répondu en demandant si les produits avaient été fabriqués dans des colonies israéliennes, ils n’ont eu aucune réponse. Alors, les Allemands ont prélevé un droit sur les marchandises. Et Brita a déposé plainte contre cette décision.

L’affaire est venue rapidement devant la Commission européenne qui a voulu se saisir de ce différend juridique avec Soda-Club pour faire un exemple à propos d’Israël. Dans une note interne, elle a sollicité le « soutien » des Etats membres de l’Union européenne. Le ministre allemand des Affaires étrangères suit ce « dossier hautement explosif » avec quelque intérêt, et même une certaine sympathie.

L’UE était déjà prête à la confrontation quand fut formé le nouveau gouvernement israélien, de droite et nationaliste. Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE mirent provisoirement en attente le « renforcement » des relations avec Israël qui était prévu. Aujourd’hui, l’Europe espère se servir de ce différend douanier pour effectuer de nouvelles pressions sur Israël. L’UE est le deuxième marché le plus important pour les produits israéliens, après les Etats-Unis. En 2008 par exemple, les entreprises israéliennes ont exporté 12 milliards d’euros (16,8 milliards de dollars) de marchandises vers l’Europe. On estime qu’un tiers de ces marchandises a été fabriqué, totalement ou partiellement, dans les territoires occupés. La plupart arrivent en Europe exonérées de taxes, et le fonds de remboursement israélien pour les exportations soumises aux droits de douane n’a guère été utilisé au cours de l’année dernière.

En réaction aux pressions de l’UE, Jérusalem a signé un accord en 2005 demandant à tout exportateur israélien de fournir à l’agence des douanes le lieu et le code postal de l’usine où chaque produit a été fabriqué. Mais quand les importateurs israéliens déclarent délibérément un lieu inexact des origines, les agents de douane n’ont pas les moyens de réagir.

La situation a incité le gouvernement britannique à exhorter les 26 autres Etats de l’UE à s’entendre sur une procédure qui permettrait aux consommateurs de savoir d’où provenaient exactement les marchandises israéliennes. Cette proposition inquiète de nombreux Israéliens. Cela veut-il dire que bientôt, les gouvernements de l’Europe vont dire à leurs consommateurs : « N’achetez pas chez les juifs » ?

Etant donné l’histoire du pays, on comprend que ce soit une question très sensible en Allemagne. Cela rend d’autant plus surprenant le fait que le gouvernement allemand ait été disposé à commenter publiquement le dossier Soda-Club. En réponse à une question d’un parlementaire de l’opposition, du parti des Verts, le gouvernement a déclaré qu’il ne pouvait y avoir aucune dispense des droits de douane pour des « marchandises venant de territoires occupés ».

En attendant, la société Soda-Club fait exactement ce que font beaucoup d’Israéliens quand il s’agit du conflit palestinien : elle ignore le problème. Quand on a demandé à Soda-Club quelle était sa réaction devant les gens qui la critiquent pour la fabrication de ses produits dans une colonie, le directeur du marketing, Snear, répond : « Soda-Club est une entreprise apolitique. »’ 14 juillet 2009 – Der Spiegel – traduit de l’allemand en anglais : Christopher Sultan – traduction de l’anglais : JPP source : http://www.spiegel.de/international/world/0,1518,636019,00.html

Kit d’alerte pour la paix

Au détour d’une navigation web, je suis tombé sur ce kit destiné à donner les informations nécessaires pour empêcher le gala organisé pour les gardes-frontières israeliens.

http://www.protection-palestine.org/IMG/pdf/Microsoft_Word_-_KIT_ANTI_GALA_MAGAV.pdf

Je ne sais pas quand aura lieu le prochain gala, surement en janvier 2010, donc à conserver pour le moment venu…

Le Conseil de Paris reporté pour cause de…Kippour !

Je n’arriverais toujours pas à comprendre ce que signifie « laïcité »…

Source : Le Figaro

Yom Kippour: le conseil de Paris reporté

Aziz Zemouri, Le Figaro magazine
28/09/2009 | <!–

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INFO LE FIGARO MAGAZINE – Le conseil de Paris qui se réunit une fois par mois habituellement le lundi a dérogé cette fois à son calendrier. Il se réunira demain mardi. En raison de la fête juive de Yom Kippour, les présidents de groupe des partis politiques représentés au conseil de Paris se sont mis d’accord pour repousser la réunion au lendemain. «Cette décision a été prise de longue date», a commenté Laurent Fary, le porte-parole de Bertrand Delanoë.

Débat Tariq Ramadan Vs Eric Zemmour…

Partie 1/3 :

Partie 2/3 :

Partie 3/3 :

Un groupe pro-israélien (avait) fait des plans pour récrire l’Histoire dans Wikipédia

Avec plus de 13 millions d’articles au 10 mai 2009, décliné en plus de 200 langues, et situé dans le top 15 des sites les plus visités en France (près de 14 millions de visiteurs uniques), Wikipedia est devenu l’encyclopédie libre incontournable des internautes. Son pouvoir d’influence sur notre connaissance du monde qui nous entoure n’est plus à démontrer.

Pour ceux qui ne connaissent pas, le principe est simple, vous pouvez éditer ou écrire un article sur le sujet de votre choix et toute personne, à travers le monde, pourra l’agrémenter de ses observations (preuves et références à l’appui).

Le système est suffisamment bien rôdé pour éviter qu’il y’ait des abus ou des arguments non fondés. Du moins, le système Wikipedia s’appuie sur un principe général de bonne foi et de « neutralité de point de vue ».

Jusque là tout parait bien ficelé…

Mais comme vous le savez, internet est un vrai terrain de propagande, pour certains de « guerre » médiatique. Le web prend de l’ampleur, comme dirait mon ancien professeur de Culture Générale : « Qui contrôle l’information contrôle le monde », autant dire que « Qui contrôle le web, pourrait bien un jour contrôler le monde ».

Dans l’article plus bas, provenant des équipes de Electronic Intifada (EI) et traduit par JPB pour Protection Palestine, et datant de quelques mois, nous revenons sur comment un de ces groupements (CAMERA) comptait (compte ?) organiser une véritable propagande via Wikipedia en diffusant des arguments pro-israélien, réécrivant l’histoire des Palestiniens et allant jusqu’à infiltrer les structures d’administrateurs de Wiki. L’objectif étant de lutter contre les articles pro-palestiniens, et reconstruire une histoire à l’avantage de la politique coloniale d’Israël.

Les principaux groupes d’influence spécialisés dans le web sur le conflit du PO peuvent être retrouvés via ce lien.

L’article original en anglais avec les emails d’échanges entre les membres de CAMERA.

Ci-dessous l’article traduit par JPB :

Un groupe de pression pro-israélien orchestre une campagne secrète de longue durée pour infiltrer la populaire encyclopédie en ligne Wikipédia afin de réécrire l’histoire palestinienne, faire passer de la propagande sommaire pour des faits, et s’emparer des structures administratives de Wikipédia pour s’assurer que ces changements ne soient pas détectés ou contestés.

Une série de courriels de membres ou d’associés du groupe pro-israélien CAMERA (Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America, Comité pour l’exactitude de l’information sur le Moyen-Orient en Amérique), fournis à The Electronic Intifada (E.I.), indiquent que le groupe est engagé dans ce qu’un des militants appelle une « guerre » contre Wikipédia.

Le 13 mars, un plan d’action signé par Gilead Ini, “Chef Analyste de Recherches » à CAMERA, appelle des « volontaires qui peuvent opérer comme ‘éditeurs’ à assurer » que les articles de Wikipédia concernant Israël soient « libres de biais et d’erreurs, et incluent les faits et mises en contexte nécessaires ». Mais des messages ultérieurs montrent que le groupe voulait non seulement garder cette opération sécrète des médias, du public et des administrateurs de Wikipédia, mais que le matériau qu’ils voulaient introduire incluait des affirmations discréditées qui pourraient salir les Palestiniens et les Musulmans, et camoufler l’histoire réelle d’Israël.

Avec plus de deux millions d’articles en Anglais sur tous les sujets imaginables, Wikipédia est devenu une des premières sources de référence pour les utilisateurs d’Internet dans le monde, et un modèle de projet réalisé collectivement. La franchise et la bonne foi sont parmi les principes centraux de Wikipédia. Toute personne dans le monde peut écrire ou éditer des articles, mais Wikipédia a des directives et des procédures de responsabilité strictes, destinées à assurer un contrôle de qualité et à empêcher le vandalisme, les plagiats ou les distorsions. C’est grâce à ces garde-fous que les articles sur le conflit israélo-palestinien sont restés en général bien référencés, utiles et objectifs. Le plan de CAMERA détaillé dans les courriels obtenus par EI semble avoir eu pour but de contourner ces contrôles.

Dans le passé, CAMERA a acquis une certaine notoriété en accusant de parti-pris quiconque ne se conforme pas à sa ligne droitière pro-israélienne. Le groupe a même accusé des éditeurs et des journalistes du quotidien Ha’aretz d’êtres « extrêmes » et de participer à une « activité radicale anti-israélienne ». Jeffrey Dvorkin, l’ancien médiateur de National Public Radio (NPR), souvent critiqué par CAMERA pour un soi-disant parti-pris pro-palestinien, a écrit sur la publication en ligne Salon en février 2008 que « en conséquence de sa campagne contre NPR, CAMERA a donné un feu vert à des gens sérieusement dérangés », mentionnant les menaces téléphoniques répétées qu’il recevait à la suite des campagnes de CAMERA.

Besoin de discrétion et de secret

Tout au long des documents qu’EI a obtenu, les opérateurs de CAMERA soulignent le besoin de discrétion et de secret. Dans son plan d’action initial, Ini demande aux destinataires de « ne pas le transmettre à des gens des médias ». Dans un courriel de suivi du 17 mars envoyé à des bénévoles, Ini explique qu’il veut que l’action orchestrée apparaisse comme l’activité d’individus sans affiliation. Ainsi il conseille qu’ « Il n’est pas utile de faire savoir le fait que nous avons ces groupes de discussion ».

Anticipant de possibles objections au plan de CAMERA, Ini spécule que « les éditeurs anti-israéliens se saisiront de n’importe quoi pour tenter de discréditer les gens qui tentent de contester leurs affirmations douteuses, et seront bien trop heureux de prétendre, et d’annoncer, qu’une cabale ‘sioniste’ (la même qui contrôle les banques et Hollywood ?) tente de détourner Wikipédia.

Mais la dissimulation et la déformation des faits sont présentées comme les clés du succès. Ini suggère qu’après que des volontaires se sont enregistrés comme éditeurs pour Wikipédia, ils devraient « éviter d’éditer des articles concernant Israël pendant une courte durée ». Cette stratégie a pour but d’ « éviter d’avoir l’air d’éditeurs d’un seul sujet », ce qui attirerait une attention indésirable.

Ini conseille que les volontaires « soient désireux d’éviter, pour des raisons évidentes, de prendre un nom d’usage qui vous marque comme pro-israélien, ou qui permette aux gens de connaître votre vrai nom. » Pour cacher encore mieux l’identité des éditeurs organisés par CAMERA, Ini avertit : « n’oubliez par de vous loguer avant d’éditer. Si vous faites des changements sans être logué, Wikipédia enregistrera votre adresse IP » – un code qui permet d’identifier la localisation de l’ordinateur connecté à Internet.

Un éditeur expérimenté de Wikipédia, connu sous le nom de “Zeq”, qui d’après les courriels est de connivence avec CAMERA, donne aussi des avis aux volontaires de CAMERA sur la manière de déguiser leur projet. Dans un courriel du 20 mars en anglais mal orthographié (fautes non reprises dans la traduction, ndt), Zeq écrit, « Vous ne voulez pas être perçu comme un défenseur de CAMERA sur Wikipédia, ça c’est sûr. ». Une stratégie pour l’éviter est « d’éditer des articles au hasard, de se faire des amis, pas des ennemis – on en aura besoin plus tard. C’est un marathon, pas un sprint. »

Zeq identifie aussi, dans un courriel du 25 mars, un autre éditeur de Wikipédia, « Jayig », qu’il connaît comme un défenseur efficace et indépendant d’Israël. Zeq conseille aux agents de CAMERA de travailler avec et de suivre les leçons de Jayig, mais de ne pas révéler l’existence du groupe, même pas à lui, de peur « que ça le mette en difficulté » parce que « [il] est très loyal envers le système de Wikipédia » et pourrait objecter aux méthodes sournoises de CAMERA.

“Des administrateurs neutres”

Apparemment l’insistance sur le secret n’est pas seulement pour aider l’édition non détectée d’articles, mais aussi pour faciliter la conquête par CAMERA de positions clés d’administrateurs dans Wikipédia.

Pour Zeq le but décisif est d’avoir des agents de CAMERA élus comme administrateurs – éditeurs en chef qui peuvent passer outre les décisions d’autres quand arrive une controverse. Quand un désaccord survient sur des sujets très contestés, comme Israël et la Palestine, souvent un « administrateur neutre » – qui est considéré comme neutre parce qu’il n’a pas édité ou écrit d’article sur le sujet – peut arbitrer.

Par conséquent, Zeq conseille dans un courriel du 21 mars que « Un(e) ou plus d’entre vous qui voudrait aller dans cette voie devrait rester pendant un mois hors les articles traités, jusqu’à ce que vous interagissiez positivement avec 100 éditeurs de Wikipédia qui serviraient plus tard à vous élire administrateur ».

Une fois que ces agents de CAMERA auraient réussi à s’infiltrer comme éditeurs “neutres”, ils pourraient exercer leurs privilèges pour exercer leur propre programme politique.

De plus, Zeq suggère de faire des éditions provocatrices sur des articles liés à la Palestine. Il espère que les éditeurs qu’il suppose être Palestiniens supprimeront ces changements, alors les agents de CAMERA pourront les signaler aux administrateurs pour qu’ils soient sanctionnés et que leurs privilèges d’édition soient suspendus.

Faire passer la propagande pour des faits.

Le courriel de Gilead Ini du 17 mars donne des avis spécifiques sur comment faire passer de la propagande pro-israélienne ou des opinions pour des faits tout en se conformant aux directives strictes de Wikipédia :

“Ainsi, par exemple, supposez que vous supprimez ou modifiez une phrase problématique dans un article affirmant que ‘les Palestiniens deviennent kamikazes en réponse à la politique oppressive d’Israël.’ Vous devriez, en parallèle, laisser un commentaire sur la page de discussion de l’article (avant ou après avoir fait le changement). Evitez de défendre l’édition en argumentant que ‘la politique israélienne n’est pas oppressive’, elle est défensive. Et de toute façon les Palestiniens font évidemment des attentats suicide pour d’autres raisons, par exemple l’éducation à la haine ! A la place, indiquez comment cette phrase viole les directives et règlements de Wikipédia. Un des principes centraux est que les affirmations doivent adhérer au Point de Vue Neutre, abrévié NPOV habituellement (L’opposé est POV, ou Point de Vue, qui est une autre façon de dire jugement subjectif, ou opinion). Donc le mieux serait de noter dans la page de discussion que ‘cette phrase viole la directive NPOV de Wikipédia, car la description de la politique israélienne comme ‘oppressive’ est une opinion. D’autre part, il est souvent noté par les experts du Moyen Orient qu’une des raisons pour lesquelles les Palestiniens décident de devenir kamikazes est l’éducation à la haine et la glorification des martyrs dans la société palestinienne … »

En vérité, il y a eu de nombreuses études déboulonnant les affirmations sur l’ « éducation à la haine » ou la « glorification des martyrs » comme cause des attentats suicide (comme ‘Dying to Win’ [Mourir pour Vaincre] par le politologue de l’Université de Chicago Robert Pape) même si ça reste un canard favori des militants pro-israéliens qui cherchent à détourner l’attention des effets de l’occupation israélienne et d’autres violations systématiques des droits de l’homme dans l’alimentation de la violence.

Zeq cite spécifiquement des articles à soumettre à ce genre de traitement, comme ceux sur l’exode palestinien de 1948, les causes de l’exode palestinien de 1948, sur le Hamas, le Hezbollah, les citoyens Arabes d’Israël, l’antisionisme, la Nakba, la peuple palestinien, et le droit des Palestiniens au retour.

Il est intéressant que les éditeurs de CAMERA visent aussi l’article sur le concept de la première époque islamique, le Dhimmi, un statut protégé pour les non-musulmans qui a permis historiquement aux Juifs de se développer dans les terres à gouvernement musulman alors que les autres Juifs étaient persécutés en Europe. Les activistes pro-israéliens ont souvent tenté de dépeindre le concept de Dhimmi comme similaire aux lois de Nuremberg pour dénigrer la culture musulmane et justifier l’affirmation sioniste anti-historique disant que les Juifs ne purent jamais vivre en sécurité dans les pays à majorité musulmane.

On trouve aussi parmi les courriels une discussion sur le moyen d’altérer l’article sur le massacre de civils Palestiniens dans le village de Deir Yassine, par les Sionistes armés le 9 avril 1948. Incapables de déboulonner directement les faits sur le massacre, les militants de CAMERA vont chercher des citations d’ « historiens réputés » qui peuvent jeter un doute. La stratégie n’est pas très différente de celle de ceux qui tentent de présenter l’évolution, ou le changement climatique, comme « controversés » indépendamment du poids des preuves scientifiques, simplement parce que les faits ne concordent pas avec leur système de croyance.

Zeq a déjà fait des éditions extensives de l’article de Wikipédia sur Rachel Corrie, la militante pacifiste étasunienne tuée par un soldat israélien le 16 mars 2003 dans la bande de Gaza occupée. En conséquence de ces éditions et d’autres, Zeq est lui-même devenu un personnage controversé parmi les éditeurs de Wikipédia, suggérant que ses propres tactiques de dissimulation ne fonctionnent pas.

« Nous irons en guerre »

Zeq, cependant, conseille aux opérateurs de CAMERA d’être patients et de faire profil bas jusqu’à ce qu’ils aient construit leur force. « Nous partirons en guerre après que nous ayons établi, équipé et entraîné notre armée, » écrit-il le 9 avril. « Donc s’il vous plait si vous voulez gagner cette guerre aidez-nous a construire notre armée. Ne nous précipitons pas pour ne rien accomplir, ou à peine plus que rien. »

Traduction : JPB

Téléchargez les courriels de CAMERA

Suite de téléchargement – utilisation de Wikipedia par CAMERA

Des internautes payés pour diffuser la propagande israélienne

Toujours dans la catégorie « Propagande israélienne », voici un excellent article tiré du site de CAPJPO.

Il est intéressant de noter comment le gouvernement israélien met en place de véritables cellules imbriquées en son sein, et dont le but avoué est d’inonder de commentaires pro-israélien les médias et forums qui traitent de la question du proche-orient. Comment juger de l’authenticité des posts maintenant que l’on sait que des internautes « mandatés » par le gouvernement israélien scrutent nos posts pour y laisser des commentaires tout-prêts et étudiés ?

Non seulement ceci est révélateur de la dégradation d’image d’Israël (surtout depuis les bombardements contre Gaza), mais aussi de la manipulation que leur gouvernement est capable de mettre en place sous couvert de « défense de l’image du pays ».

Cette manipulation n’est pas qu’abusive, elle peut aussi être considérée comme injuste et déloyale puisqu’il s’agit de faire passer pour « spontanés » des posts qui ne le sont pas mais reprenant des arguments préparés par la hasbara israélienne.

Place à l’article en question :

La cote de popularité d’Israël ayant sérieusement baissé dans le monde entier au cours des dernières années, notamment suite aux interventions sanglantes de l’armée israélienne en Palestine et au Liban, les dirigeants israéliens tentent de compenser le déficit d’affection, via une armada d’internautes payés pour relayer leur propagande. Jonathan Cook détaille ces procédés largement éventés.

« L’expression passionnée du soutien envers Israël, dans les réactions et commentaires postés sur les sites internet, les forums, les blogs, Twitter et Facebook, ne semble pas être aussi spontanée qu’elle voudrait le faire croire.

Le Ministre israélien des Affaires Etrangères a mis en place une équipe spéciale et secrète de salariés, dont le travail consiste à surfer sur internet 24 heures sur 24, afin de diffuser la bonne parole.

De jeunes israéliens accros d’internet, le plus souvent fraîchement diplômés ou soldats juste démobilisés et disposant de quelque talent de plume, ont été recrutés pour se poser en surfeurs ordinaires, alors qu’ils relaient la ligne du gouvernement sur la situation au Proche-Orient.

« A tous points de vue Internet est un théâtre du conflit israélo-palestinien, et nous nous devons d’être actifs sur ce théâtre, sans quoi nous perdrons », a déclaré Ilan Shturman, le responsable du projet.

L’existence d’une « machine de guerre » sur la toile a été mise en lumière par la publication du budget annuel du Ministère des Affaires Etrangères. Environ 150 000 dollars ont été affectés pour la première étape de son développement, en attendant des fonds supérieurs pour l’année prochaine.

L’équipe en question serait sous la direction d’un vaste service relevant de ce que les Israéliens appellent « hasbara », littéralement « explication publique », qui signifie plus prosaïquement propagande. Ceci n’inclut pas seulement le travail de relations publiques du gouvernement mais des accords plus secrets passés par le ministère avec une batterie d’organisations et d’initiatives privées qui font la promotion de l’image d’Israël dans la presse, à la télé et sur internet.

Dans une interview de ce mois au Calcalist, journal économique israélien, Shturman, directeur adjoint du département de la propagande (« hasbara ») au ministère, a admis que son équipe travaillait clandestinement.

« Nos gens ne diront pas ‘salut, je fais partie du département de la hasbara du ministère des affaires étrangères israélien. Voilà ce que je veux vous dire’. Et ils ne s’identifieront pas forcément non plus en tant qu’Israéliens », a-t-il déclaré. « Ils parleront comme des surfers du net et comme des citoyens, ils écriront des réponses qui auront l’air personnelles, mais qui se baseront sur une liste de messages tout préparés que le ministère des affaires étrangères aura élaborés ».

Rona Kuperboim, journaliste à Ynet, le site web d’information israélien le plus populaire, a dénoncé cette initiative, qui prouve selon elle qu’Israël est devenu un Etat totalitaire. « De bonnes relations publiques ne peuvent rendre la réalité des territoires occupés plus aimable. Des enfants sont tués, des habitations bombardées, des familles affamées. »

Sa chronique entraîna certains commentaires d’internautes demandant par quels moyens ils pouvaient proposer leur candidature à un job au sein de l’équipe dirigée par le Ministère !

Le projet n’est que la formalisation de pratiques de communication que le Ministère a développées à l’occasion de l’opération menée à Gaza en décembre et janvier derniers.

« Au cours de l’opération « plomb durci » nous avons fait appel aux communautés juives de l’étranger, et avec leur aide nous avons recruté quelques milliers de volontaires qui se sont joints aux volontaires israéliens » a indiqué Shturman.

« Nous leur avons donné le matériel de base et celui de la « hasbara », et nous les avons envoyés représenter le point de vue israélien sur les sites web et dans les sondages sur le net ».

L’armée israélienne intervient également sur l’un des espaces les plus populaires, le site de vidéo-partage YouTube, y téléchargeant régulièrement des clips, dénoncés comme des mensonges par les organisations israéliennes de défense des droits de l’homme.

Shturman a précisé que durant la guerre, le ministère avait concentré ses efforts sur les sites web européens, où l’audience était plus hostile à la politique israélienne. En haut de la liste des sites visés par ce nouveau projet, la BBC Online et les sites arabes du Web.

Elon Gilad, qui dirige « l’armée de blogueurs », déclara au Calcalist que, pendant l’attaque menée sur Gaza, de nombreuses personnes avaient contacté le Ministère pour offrir leurs services. « Ils sollicitaient simplement de l’information, et ensuite nous pouvions voir cette information circuler sur toute la toile. »

Il a suggéré qu’il y avait eu une coopération étroite avec le ministère de l’immigration, qui fournissait des listes de gens à contacter à des milliers d’immigrés récents en Israël, lesquels ont rédigé des messages pro-Israël sur les site web, dans leur langue maternelle.

La nouvelle équipe devrait augmenter la proche coordination du ministère avec un groupe privé de soutien, giyus.org (« apportez à Israël votre soutien uni »). Près de 50 000 sont censés télécharger le programme Mégaphone, qui envoie un signal d’alerte à leur ordinateur dès qu’un article critiquant Israël est publié. Ils doivent alors bombarder le site en question de commentaires pro-israéliens.

Nasser Rego, de Ilam, un groupe basé à Nazareth qui surveille les medias israéliens, confirme que les organisations arabes en Israël font partie des cibles régulières des groupes hasbara, pour cause de « diffamation ». « Si ces gens-là se travestissent eux-mêmes, on peut penser qu’il n’auront aucun scrupule à travestir les intentions des groupes et des individus à propos desquels ils écrivent. Leur objectif, c’est clair, est de discréditer ceux qui se battent pour les droits humains des Palestiniens et pour la justice. »

Quand ce reporter interpella le Ministère des Affaires Etrangères, Yigal Palmor, porte-parole, nia l’existence de cette « armée de blogueurs », admettant toutefois que les responsables politiques réfléchissaient à l’utilisation des nouveaux medias.

Il n’a pas préciséquels propos de Shturman ou Gilad avaient pu être déformés par les médias en langue hébraïque, et a fait savoir que le Ministère n’avait pas l’intention d’engager des poursuites à ce sujet.

En fait, Israël a développé une démarche de plus en plus sophistiquée concernant les nouveaux medias, depuis 2005 et le lancement de la campagne « Brand Israël ». Le marketing a persuadé les responsables politiques qu’Israël devait davantage mettre en avant ses réussites dans les domaines économique et scientifique, notamment les percées médicales. Pour Shturman, son staff doit se servir des sites internet pour imposer « l’image d’Israël, pays développé contribuant à la qualité de l’environnement et à l’humanité ».

David Saranga, en charge des relations publiques au Consulat Général d’Israël de New York, et qui a dirigé la dynamique d’accentuation de la doxa pro-israélienne, s’est expliqué la semaine passée, arguant du fait qu’Israël partait avec un handicap face aux pro-palestiniens. « Au contraire du monde musulman, qui dispose de centaines de millions de supporters, qui ont adopté le récit palestinien en vue de saper Israël, le nombre de Juifs dans le monde n’est que de 13 millions », écrivit-il sur Ynet.

En réalité, Israël constate avec inquiétude que le soutien à son endroit ne fait que baisser parmi les jeunes générations d’Europe et des Etats-Unis. C’est ce qui a amené, en 2007, le Ministère des Affaires Etrangères a faire publier dans Maxim, magazine masculin très populaire aux Etats-Unis, des photos de soldates israéliennes posant en maillots de bain. »

Jonathan COOK

Jonathan Cook est écrivain et journaliste. Il vit à Nazareth. Ses derniers livres : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) and Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

Son site web : www.jkcook.net

(Traduction : Carole SANDREL et Sam de Radio Campus Lille)

CAPJPO-EuroPalestine

Comment voter à un sondage quand on est plusieurs à la maiz ?

Il existe beaucoup de sondages en ligne qui passent leur temps à nous demander notre avis pour tout et n’importe quoi : êtes-vous pour ou contre la grippe porcine (?), avez-vous déjà vu un ovni ?, qui selon vous va gagner la prochaine coupe du monde ?etc…

Heureusement, il en existe des plus sérieux.

Mais quand on est plusieurs à la maison, comment faire pour que Hafida vote, Samir aussi, tonton, khalti, Jamel etc…

Le problème c’est que ce type de sondage ne permet, en général, qu’un seul vote. Comment fait-il pour savoir que vous avez voté ? Il se base sur les cookies qu’il a installé pendant votre premier vote (il s’agit de petits fichier installés en scred sur votre pc).

Après voté une première fois, si vous souhaitez faire voter quelqu’un d’autre, vous aurez alors droit à un joli « Vous avez déjà voté ! ».

Pour contourner ce problème, il vous suffit, bien souvent de vider le « cache » de votre navigateur, c’est-à-dire effacer les cookies qu’il a préalablement installé. Le sondage vous prendra alors pour un nouveau venu à chaque fois que vous viderez votre dossier de cookies (le « cache »), et vous pourrez voter autant de fois que vous le souhaitez.

Voici la marche à suivre sur un site plutôt bien expliqué : http://support.aceboard.fr/1-6028-87889-0-Effacer-cookies-vider-fichiers-temporaires.htm

« C’est tout ? » vous allez me dire…

Malheureusement non, parfois les sites de sondage sont un peu plus « malins », il vont carrément enregistrer votre adresse IP (c’est un identifiant unique de votre PC), et même si vous videz vos cookies, il vous reconnaitra grâce à l’adresse IP de votre PC.

Dans ce cas, il existe une méthode supérieure, celle de passer par un site intermédiaire qui va masquer votre adresse IP. Il s’agit de ce que l’on appelle un proxy. Il vous suffit d’aller sur un site comme www.zend2.com et d’entrer l’url du site que vous souhaitez visiter dans la barre prévue à cet effet (elle se trouve au milieu de la page en dessous de la pub).

Le site du sondage ne reconnaitra donc plus votre adresse IP et vous pourrez à nouveau voter et vider vos cookies à volonté…

Bien entendu, je ne vous encourage pas à utiliser ce type de manoeuvre pour voter vous-même plusieurs fois sur un même sondage. Servez-vous en si vous êtes 2, 3 ou 10 à la maison et que vous n’avez qu’un seul abonnement et si les conditions générales du sondage n’interdisent pas plusieurs votes par foyer.